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CIJEM
Congrès: Témoignage de Christopher Hopper
Pasteur
de jeunesse américain, Christopher Hopper a sorti
son premier CD l'année dernière avec un groupe
hollandais. Pour la première fois, il était
présent avec nous au Cijem Paris 2001. Par son témoignage,
revivez avec nous les bénédictions du cijem
!
Dimanche 22 juillet 2001
Je
me remémore tous les évènements qui ont pris place dans
ces 5 derniers jours, évènements que je n'oublierai
jamais. Jésus est le même aux Etats-Unis, en Hollande et
en France. Et je suis désormais encore plus conscient qu'il
est un Dieu jaloux pour le monde entier, et pas seulement
dans certains endroits. Si seulement nous permettions à
son Esprit de couler à flots, si nous laissions la place
pour un réveil continuel, alors Dieu honorerait sa parole.
Mais si souvent nous ne voulons pas obéir et Dieu n'a rien
à honorer en nous. Alors Il continue à chercher des hommes
au cœur pur et qui le recherchent. Oh Jésus, ne passe pas
à côté de nous sans t'arrêter !
Si
vous êtes en train de lire ceci au beau milieu d’une journée
chargée, alors il vous faut décider entre soit prendre une
pause café et s’asseoir pour bien lire cette lettre, ou
soit reporter cette lecture à plus tard. C’est une longue
lettre, mais pleine de ce que je considère être un « bon
rapport », et je veux me plonger à nouveau dans cet
évènement et pas seulement le survoler. Il y a certaines
choses qui ont besoin d’être lues et bien lues. Ce que vous
êtes sur le point de lire est le résultat direct de beaucoup
de prières, et je crois que cela peut être d’un grand encouragement
pour vous.
De
retour aux Etats-Unis, nous entendons rarement parler de
ce qui se passe sur le plan spirituel en Europe, en particulier
ce qui se rapporte aux évènements chrétiens. Et quand nous
en entendons parler, c'est souvent semble-t-il de façon
négative... l'Europe serait apparemment dans une période
sombre. Et les statistiques que j'ai entendues concernant
la France avant de venir ici m'ont amené à penser que toutes
ces choses étaient vraies. Mais cette semaine, j'ai expérimenté
ce que les statistiques ne disent pas…
Mardi
après-midi, John Maasbach, Gilvano Torrez, Greg Pantophlet,
Gerard Den Hollander et moi avons pris la route pour Paris
depuis la Belgique. Nous sommes arrivés juste avant la tombée
de la nuit dans la petite ville de Vaujours, à 20 minutes
en métro du cœur de Paris. Je savais très peu de choses
de ce qui se passait là et n'était certainement pas préparé
à ce que nous allions vivre !
"Je
crois que c'est là" je laissais échapper alors que
nous arrivions devant un gigantesque chapiteau bleu juste
derrière le béton qui séparait le village du portail. Nous
avons pris la première sortie et arrivâmes à la porte d'un
grand collège agricole catholique. Nous étions soudain entourés
de vieux bâtiments et de voitures garées un peu partout,
mais il n'y avait personne ! Alors nous avons aperçu le
chapiteau de l'autre côté du champ et nous y sommes dirigés.
Alors que nous approchions, mon cœur battait de plus en
plus fort... au travers des vitres de la voiture, je pouvais
entendre les voix d'une foule de gens qui chantaient. Nous
nous sommes garés et sommes sortis de la voiture. Les chants
cessèrent pour laisser place aux tonnerres d'applaudissements
des gens qui étaient à l'intérieur. Ce n'était certainement
pas là une gentille petite rencontre pour la jeunesse chrétienne.
A ce point j'étais déjà en train de danser sur le parking
et me retenais de courir pour voir ce qui se passait à l'intérieur.
Nous
nous sommes faufilés tant bien que mal dans le chapiteau,
et nous sommes retrouvés avec un millier de jeunes dansant
et chantant, les mains levées vers le ciel et les voix s’élevant
encore plus. Sur le devant, il y avait une large scène pleine
de micros et de lumières. Une douzaine de musiciens dansaient
au son de la musique qu'ils étaient en train de jouer, et
un écran géant sur la droite retransmettait l'action. L'odeur
de l'humidité, de la pelouse mouillée et de la toile de
tente me montait à la tête. Cela aurait pu être l'un de
ces centaines de festivals de musiques ou carnavals auxquels
les gens se rendent tous les ans. Mais c'était différent.
C'était tellement différent.
Ecoutez
les gens... non, à moins de parler couramment français,
on ne pouvait pas comprendre ce qu'ils chantaient en français.
Je veux dire ECOUTEZ les gens... la présence de Dieu était
là. Comment le sais-je ? Comment savez-vous que vous respirez
de l'air ? Le chapiteau était rempli d'excitation et de
foi... Ces jeunes étaient venus pour rencontrer Dieu, s'attendant
à ce qu'Il se révèle et qu'Il entende le cri de louange
de leurs cœurs. Les Américains sont excités à propos de
Jésus, mais les Français sont passionnés.
La
France n'est pas morte. Elle est en train d'être éveillée
par l'Esprit de Dieu et s’apprête à vivre l'un des plus
grands réveils jamais connus en Europe.
Ce
soir là nous nous sommes tout simplement assis et nous sommes
laissés "inondés" dans la présence de Dieu. Pasteur
Claude Houde du Québec a apporté la prédication, une traduction
était fournie au moyen de casques. Puis la soirée s'est
terminée dans la louange jusque minuit passé. Nous avons
chanté en anglais quand nous connaissions les airs : "Je
suis allé au camp de l'ennemi", "Vois ce que Dieu
a fait", "Seigneur j'élève ton nom", ...
et lorsque nous ne connaissions pas les chants, eh bien
nous chantions en langues.
J'ai
à peine réussi à dormir cette première nuit. Le matin suivant,
Greg, Jill et moi étions placé dans le programme pour jouer.
Cet évènement appelé "Cijem" a lieu depuis maintenant
8 ans et rien de semblable n'a jamais été fait en France.
"Chaque
année qui passe", me disait une jeune fille qui a été
présente à chaque Cijem, "le Cijem grandit toujours
plus." Je lui demandais alors ce qu'elle voulait dire.
"Eh bien, il y a cinq ans, personne n'aurait jamais
pensé que tant de gens seraient là, avec autant de groupes
musicaux et de prédicateurs. Regardez un peu !" Elle
fit un geste vers la scène, les équipements, et les sièges
bondés de jeunes... aucun siège n'était vide. Et même beaucoup
se tenaient debout au fond.
D'ailleurs
ils ne venaient pas seulement de France. Des groupes venaient
de Finlande, de Danemark, du Maroc, de Pologne, et même
un clan de 22 "durs cijémiens" du Canada ! (je
vous aime les gars ! et j'espère vous voir bientôt !)
Pour
moi, la vraie bénédiction c'était que l'on me demande, alors
que j'étais un total étranger, de jouer à un évènement que
je connaissais à peine pour des gens qui me connaissaient
encore moins. Ils ont fait un réel pas de foi avec moi,
John Maasbach avait gracieusement ouvert la voie pour moi
pour que je puisse jouer, ce pour quoi je lui suis si reconnaissant...
Je n'avais pas réalisé que ce serait tellement, tellement
grand quoi !
Je
me tournais vers mes musiciens et leur dis "eh bien
les gars, soit on réussit ou pas, mais de toutes façons
on va louer Jésus sur cette scène." Jill brisa le silence
: "comment ça soit on réussit ou pas ? On le fait pour
Jésus, alors bien sûr qu'on va réussir!" Sa foi m'a
motivé.
C'était
mercredi matin, et la France entendait pour la première
fois Christopher Hopper et son groupe hollandais. J'ai été
sur scène assez souvent pour savoir que les premières impressions
sont des impressions qui durent. Et nous n'avions pas besoin
d'impressionner quiconque avec notre musique ou nos talents,
après la nuit de mardi, je savais que Dieu allait utiliser
cet évènement de façon puissante pour la France et je voulais
vraiment en faire part. Je voulais que nous soyons une bénédiction
pour ces jeunes. Je voulais qu'ils soient encouragés même
d'une petite manière par ce que Jésus a fait parmi nous
trois. Je voulais que l'onction du Saint-Esprit coule
au travers de notre musique et de ma bouche.
Et
nous devions chanter une seule chanson.
"Alors
les gars, on choisit quoi ?" je leur demandais. Nous
avons effleuré l'idée d'une chanson "concert",
mais décidâmes de reprendre là où le groupe de louanges
avait arrêté... dans la louange. Nous avons été présentés
à une foule de 700 jeunes, qui de façon surprenante étaient
impatients et très éveillés pour une réunion matinale !
Nous sommes montés sur scène et on pouvait sentir un "qui
c'est ces nouveaux ?" dans l'air. Nous n'étions pas
inscrits dans le programme et seuls quelques personnes dans
la direction et l'administration savaient que nous venions.
J'ai
frappé la scène en criant un grand "Alléluia"
et Greg nous a plongé dans un profond groove reggae sur
l'air de "Seigneur j'élève ton nom". Et voilà,
ça suffisait. En un instant nous étions connectés avec eux
et ils se mirent debout avec des cris et des applaudissements.
Les moments qui suivirent étaient tout simplement précieux.
Pourquoi
est-ce que j'aime tant le royaume de Dieu ? Parce qu'on
peut monter sur scène en étant un véritable étranger, dans
un pays étranger, et commencer à louer le même Dieu avec
un public de même complètement étranger et en un instant
vous devenez une famille pour la vie. Je reconnais bien
là mon Jésus !
L'après-midi,
nous nous sommes promenés dans le collège, nous liant à
des gens dont le seul point commun était notre plus grand
point commun. Nous avons échangé nos histoires et nos
arrières plans. Nous avons échangé nos adresses e-mails
et nous sommes montrés des photos. Nous avons mangé ensemble
à la cafétéria, riant devant la difficulté d'utiliser les
mains et les gestes pour échanger de simples phrases telles
que "j'habite à...", "J’ai deux sœurs
qui..." ou encore "à quelle heure est la prochaine
réunion ? " Nous avons joué au foot ensemble, et même
au football américain ! Et partout où tu allais, il
y avait toujours quelqu'un qui te retournait un sourire,
avec Jésus dans son regard.
Ces
jeunes sont les premiers, ce sont des pionniers. Ils sont
comme la pointe d’une lance. C’est petit, mais aussi tranchant
qu’une lame de rasoir. Elle atteint la cible et frappe avec
un impact puissant, mais elle ouvre également le chemin
pour que tout le reste de la lance puisse suivre.
Mercredi
soir, John prêcha sur les critères que Dieu a établis, et
sur les critères que le monde a établit en résistance à
Dieu. C’est un prédicateur qui a beaucoup d’impact, qui
va droit au cœur du problème. Il a un sens de l’humour qui
lui est unique, sortant une plaisanterie là où le public
s’y attend le moins. Mais dans une culture où chaque pilier
de pont est couvert d’une femme à moitié dénudée, et où
les magazines distribués au Mac Donald vous disent comment
utiliser les préservatifs, son message est percutant et
va droit au but.
Il
a proclamé le besoin de l’évangile au milieu d'une génération
pervertie et corrompue. Il a supplié les jeunes de France
de ne pas se contenter de prier, mais d’agir pour de bon.
« Vous savez, vous pouvez être assis dans cette tente
et prier pour la ville de Paris pendant 2 ans et ils iront
quand même en enfer. » Il s’est tenu sur le bord de
la scène avec sa main élevée, son traducteur formidable,
Michael Foucault, imitant chacune de ses mimiques. « Mais
c’est lorsque vous IREZ que le peuple verra le salut !
Les foules n’accourent pas dans nos églises ! Si c’était
le cas, le monde serait déjà sauvé aujourd’hui ! Alors
ça signifie que c’est à NOUS d’ALLER vers les foules ! »
Sa voix se faisait de plus en plus forte à chaque phrase,
et toute l’audience écoutait attentivement, absorbant chaque
parole.
Le
moins qu’on puisse dire, c’est que le message était opportun.
Car la journée suivante s’avérait être l’un des pics, l’une
des activités les plus défiantes, pouvant à jamais transformer
des vies, que le Cijem ait jamais organisé jusqu’ici :
l’opération Ville de Paris.
Chacun
s’est réveillé tôt ce matin là, a avalé rapidement un petit
déjeuner et s’est dirigé vers le métro à l’autre bout de
Vaujours. Chacun avait reçu une casquette blanche avec l’inscription
« Jésus © Paris » imprimée en rouge. Les casquettes
étaient marrantes, et très utiles quand un groupe de
1000 personnes descend sur Paris portant tous la même casquette !
(Ce n’est que plus tard que j’ai réalisé l’impact de ces
casquettes.)
Lorsque
le métro approcha de Paris, chacun entonna des chants, et
dans chaque wagon un service de louanges avait lieu, que
cela plaise ou non aux passagers. Une fois arrivés au cœur
de Paris, il nous fallut descendre et sortir du métro à
pied. Là encore tout le monde chantait, mais cette fois
la résonance des escalators créa un écho terrible à travers
la station ! Tous savaient que nous étions arrivés.
Plus
d’une centaine de jeunes et d’adultes avait travaillé pendant
5 jours 2 chorégraphies sous la direction de danseurs chrétiens
professionnels européens. Et des milliers de brochures contenant
la liste complète des églises de Paris et sa région étaient
distribuées par sac complet à chaque cijémien.
A
9H30 nous convergions sous la Tour Eiffel. C’était une première
pour moi. Je ne savais pas trop vers où j’étais censé regarder
en sortant de la station de métro, mais je n’avais pas à
m’inquiéter de cela. Nous étions en train de marcher et
j’étais occupé à admirer le paysage, quand soudain un monument
émergea devant moi et boom ! Elle était là ! Je
dois dire que c’était un instant magique. C’est vraiment
un site magnifique.
Déjà
quelques membres du département logistique du Cijem étaient
prêts et nous attendaient avec un système sono portatif.
Des bandes blanches et rouges furent rapidement mises en
place pour former un énorme carré, et partout les gens commencèrent
à se rassembler pour voir ce qui se passait.
Tous
les danseurs prirent position dans le carré, et la musique
hip-hop commença à battre de son plein. Les épaules roulaient,
les têtes bougeaient, les pieds sautaient… ils étaient vraiment
supers. Ils ont même fait une danse sur « Révolution »
de Kirk Franklin… Oui à une révolution pour atteindre le
monde pour Christ ! Allez-y ! Vous savez qui vous
êtes ! Je vous aime tous !
Ensuite
nous nous sommes dirigés vers une large pelouse qui s’étendait
derrière la Tour Eiffel. Je ne comprenais pas vraiment la
raison de ce mouvement soudain, mais je fus vite éclairé,
une fois que le système sono fut placé juste à côté de mon
oreille ! Aïe !
« Tous
ceux qui ont les casquettes et T-Shirts blancs, prenez place
s’il vous plaît pour J-E-S-U-S », annonça le leader.
« Et tous ceux qui ont un foulard rouge, prenez place
s’il vous plaît dans le cœur. »
« Mais
qu’est-ce qui se passe ? » Demandai-je à un ami.
« Ah, on ne t’a pas dit ? On va former les lettres
« JESUS – cœur – PARIS » avec tous les gens et
prendre une photo depuis la Tour Eiffel ! » Eh
bien une chose est sûre, c’est qu’ils ont bien réussi leur
projet ! C’était génial. Ils ont utilisé des bandes
de nylon pour former les silhouettes des lettres. Je devrais
bientôt avoir la photo sur Internet ! Je vous tiens
au courant, je suis dans le P de Paris (on a bien rigolé
là-dessus !)
Après
les prises de photo, nous sommes retournés de l’autre côté
pour une autre performance des danseurs. Mais cette fois
le lieu était plein de touristes venant de tous pays, faisant
la queue pour monter dans la Tour Eiffel. Et nous avons
donc eu une audience très captive, vu la lenteur des queues !
Nous
avons passé le reste de l’après-midi dans Paris, et avons
mangé dans le froid et la pluie. Il faisait froid et Greg
et moi sommes même tombés malades ! Après le repas,
nous nous sommes répartis en équipes pour aller évangéliser
dans le métro, distribuant des tracts et parlant aux gens
de Jésus ! Chaque groupe avait une ligne et se tenait
à chaque station, abordant les gens qui entraient et sortaient.
Partout dans la cité, vous vous retrouviez face à face avec
ces gens à la casquette blanche qui savaient qu’ils faisaient
partie d’une même famille. L’évangile fut proclamé haut
et fort dans les rues de Paris ce jour là, et l’amour de
Christ fut partagé à des milliers de gens. Je paris qu’ils
ne vous ont pas dit ça sur CNN ! C’est bizarre…
Finalement,
chacun fut de retour sur Vaujours entre 18H00 et, disons
21H00… mais quelle aventure ! Nous étions tous tellement
fatigués d’être restés debout et sous la pluie toute la
journée… Mais nous étions tellement heureux car nous le
faisions pour Jésus ! Ce soir on nous a demandé à nouveau
de jouer, et c’était une véritable joie !
John
monta sur scène pour parler puis nous invita Greg, Jill
et moi à entrer dans un merveilleux temps de louange. Je
jouais du piano alors que John invitait la foule du soir
à entrer dans la présence du Seigneur. Après deux chansons,
il me laissa la place. Nous avons joué « I’m trading
my sorrows », puis nous avons terminé avec une de mes
nouvelles chansons qui paraîtra sur l’album à sortir cet
automne. Ce fut un moment dynamique et je fus béni d’avoir
encore un temps pour exercer mon ministère auprès de ces
jeunes.
Pour
partager encore une des nombreuses bénédictions et miracles
qui eurent lieu cette semaine là, John prêcha à nouveau
ce soir là et mis les jeunes au défi de placer Jésus en
premier, et de se tenir sur la brèche pour leur famille,
pour leurs amis, pour leurs pays. Vers la fin, le Seigneur
le conduit à parler de problèmes spécifiques que concernant
des personnes qui étaient dans le public, comme les pensées
suicidaires. Je jouais doucement du piano et je pouvais
sentir le Seigneur me murmurer « je oins ses mots,
et je oins les notes que tes doigts sont en train de jouer.
Regarde ce que je vais faire ce soir… » Dans les secondes
qui suivirent, un cri perçant monta du fond du chapiteau,
et une jeune fille courut en avant et tomba soudainement
à terre, pleurant devant le Seigneur. Cette nuit elle fut
entièrement libérée de l’emprise d’un esprit démoniaque.
Loué soit Dieu !
Beaucoup
de jeunes s’avancèrent devant ce soir là et reçurent le
baptême dans le Saint-Esprit. Je me souviens de ce garçon
qui, en retournant à sa place, avait sur son visage le plus
grand sourire que je n’avais jamais vu. Il avait été exaucé.
Vendredi
fut l’une de mes journées favorites. Ce qui me frappe le
plus chez les Français, c’est qu’ils ont cette authentique
soif de connaître le Seigneur et sa puissance, et qu’ils
veulent recevoir de Lui autant que cela est possible. Prier
pour eux fut ma plus grande joie. Et le Seigneur me donna
tant à leur communiquer… des prophéties spécifiques, des
mots de sagesse et d’encouragement. Ils arrivaient devant
moi dans la journée et me disaient « Christopher, peux-tu
prier pour moi ? Je veux plus de Jésus. » En particulier
j’ai passé du temps avec trois jeunes hommes qui ont reçu
des appels formidables sur leur vie. L’un d’eux est appelé
à être pasteur, un autre leader de louange et un autre conseiller
auprès de ceux qui ont enfreint la loi. Tous trois voulaient
simplement que je leur impose les mains, et je fus tellement
béni à passer du temps avec eux et à écouter leur cœur.
« J’ai
tellement d’amour pour Jésus et un tel désir de le servir
que parfois j’ai le sentiment que je vais exploser ! »
me confia un jeune garçon d’une vingtaine d’années.
Le
fait est que la plupart des français n’ont jamais entendu
parlé du nom de Jésus. Et ce que ces jeunes sont en train
de faire n’a jamais été fait auparavant en France. Je veux
vous dire qu’un réveil vient sur la France. Souvenez-vous
de mes mots, parce qu’un jour je vous les rappellerai en
disant « Je vous l’avais dit ! Je vous l’avais
dit ! Alléluia ! »
Pour
la finale, Media Music avait préparé un super concert avec
3 différents groupes couvrant tous les styles de musique
du RnB au pop rock, en passant par le jazz et l’a cappella
(Allez de l’avant, Marie et Bruno !!!). Ensuite l’évènement
tourna au cœur de la louange avec le pasteur Stéphane Quéry
et son équipe du Québec. Je n’oublierai jamais cette nuit
là… Sur l’un des chants, la musique s’effaça peu à peu jusqu’à
ce que les musiciens s’arrêtent de jouer et seul le public
chantait. Peu à peu les chants cessèrent, et un silence
absolu régna pendant dix minutes sous le chapiteau. Et quel
silence ! La seule façon de le décrire, c’est d’avoir
été là. La présence et la sainteté de Dieu étaient tellement
réelles que l’on ne pouvait ni bouger ni parler. Puis, très
doucement, on entendit un murmure. Il grandit peu à peu
jusqu’à ce que toute l’audience se mette à prier et à louer
le Seigneur en langues. C’était un tel moment d’intimité
avec le Seigneur Jésus.
La
soirée s’acheva avec un magnifique message du pasteur Paul
Conrad du Danemark. Bien qu’il soit un « vieux gentleman
danois » (je vous aime, M. et Mme Conrad !), il
saute sur la scène comme un jeune homme… Il me fait toujours
penser au père Noël quand je le vois !… avec son
sourire dans les yeux et ses cheveux argentés. Il est une
preuve que votre amour et votre passion pour Jésus et pour
la vie ne font qu’augmenter au fil des années… le temps
vous donne simplement toujours plus d’occasions de louer
Jésus et de le remercier.
Eh
bien, j’espère que cette lettre est un encouragement pour
vous. A Lui seul soient toute la gloire, l’honneur et la
louange, aux siècles des siècles.
Dans
le nom de notre précieux Jésus,
Le
Roi des rois et Seigneur des seigneurs,
Dieu
fait chair pour nous,
Christopher
Hopper. ( Traduction: Virginie Hugé)
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